Virginie Hocq. Le développement durable. Agir, oui... Et pourquoi pas sur le mode du rire ?

Ton nouveau spectacle s’appelle « C’est tout moi ». Justement, qui est Virginie Hocq ?

C’est une fille d’1m80. Une fille assez simple, qui a toujours voulu faire du théâtre… Alors quand je fais mon bilan, je me dis que j’ai de la chance et je touche du bois.

Tu t’attendais à ce succès ?

Pas du tout ! Mon père m’a toujours dit que, dans ce métier, il y avait beaucoup d’appelés et peu d’élus. Je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose pour ne pas lui donner raison ! Alors je me suis mise à écrire, mais sans jamais imaginer que j’allais un jour être reconnue en France.

Tu viens justement de rentrer en Belgique. Tu as utilisé les transports en commun pour ton voyage ?

Oui. Je n’aime pas trop la voiture, notamment parce que se garer est parfois un vrai calvaire ! Je prends les transports en commun parce que je trouve ça plus pratique. Après coup, je me dis aussi que c’est plus respectueux de l’environnement d’être plusieurs dans un même véhicule.

Est-ce que les passagers des bus te donnent parfois l’inspiration pour tes sketchs ?

Oui, tout le temps ! Dans un bus, je croise plein de gens et parfois, de sacrés personnages…

Les économies d’énergie, tu y es sensible ?

Je fais attention à ma consommation. Eviter de gaspiller, c’est une notion que j’ai
reçue dans mon éducation. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’il faut réapprendre les bonnes habitudes aux gens, même aux adultes. Je trouve ça bizarre… C’est une prise de conscience qu’on devrait tous avoir depuis le plus jeune âge.

En parlant de prise de conscience, pourrais-tu utiliser l’humour pour interpeller le public sur ce sujet ?

L’humoriste prend les choses pour les grossir. Donc oui, je pourrais le faire, mais si je le fais, ce sera en me moquant de moi, de mon incompréhension, des choses que je ne fais pas spontanément… Peut-être qu’alors d’autres personnes se diront : « mince, je fais pareil… »

Les artistes soutiennent parfois des associations. Pourrais-tu t’engager dans une association environnementale ?

Oui je pourrais le faire, mais pas uniquement pour apposer mon nom… Si je m’engage, c’est pour faire quelque chose. Peut-être que je tirerais des banderoles sur un vélo pour dire « prenez vos vélos, allons tous faire une balade ».