Un dépôt TEC à la pointe de l'efficacité énergétique
En janvier, le TEC inaugurait un tout nouveau dépôt à Baulers dans le Brabant wallon. Un bâtiment qui intègre de nombreuses innovations assez pointues en matière de développement durable. Terre En Commun a réalisé un petit 'tour du propriétaire' en compagnie de Marc Wathelet, Directeur technique.
Le dépôt de Baulers, c’est avant tout un espace où l’on peut stocker jusqu’à 115 bus. Le bâtiment qui y est accolé comporte deux parties : l’une destinée à l’administration et au personnel, l’autre réservée au centre d’entretien capable d’accueillir 11 bus simultanément.
Et cet immense édifice n’est pas un gouffre à énergie ?
Non ! Le TEC a investi dans de nombreux systèmes qui réduisent les consommations en tout genre. Petit aperçu…
Dali : une idée lumineuse
Le bâtiment est équipé d’un système de détecteurs appelé 'Dali'. Dali détecte les personnes et s’allume uniquement en cas de présence. 'Plus besoin de penser à l’interrupteur en sortant', sourit Marc Wathelet. Et ce n’est pas tout : il détecte également la luminosité naturelle. Ce qui permet de réguler automatiquement l’intensité des ampoules : faible en journée et plus forte le soir venu. Une grande coupole transparente surplombe l’atelier de réparation. Elle fournit ainsi un maximum de lumière naturelle.
Isolation thermique… et acoustique !
Les fenêtres du bâtiment sont équipées de double vitrage. 'Entre les deux parois de verre, on a injecté un gaz d’argon, explique Marc. Ce qui permet de limiter la déperdition calorifique.' Des cloisons modulables définissent les différents bureaux. Elles renferment une laine de verre particulière qui isole aussi bien de façon thermique que de façon acoustique. De quoi joindre l’utile à l’agréable… Le système de chauffage est également entièrement automatisé. Des sondes qui régulent la température sont disséminées un peu partout dans le bâtiment.
Presqu’eau-tonome
Huit citernes d’eau de pluie de 20.000 litres chacune ont été installées. Elles servent avant tout au bus-wash, grand consommateur d’eau. 'Nous disposons d’un nouveau système qui nous a permis de passer de 400 litres à 180-200 litres pour nettoyer un bus', précise Marc. Les eaux utilisées sont récupérées grâce à un caniveau et sont ensuite recyclées dans une mini-station d’épuration. Et, pour avoir de l’eau chaude, des panneaux solaires ont été installés sur le toit.
C’est pas du bidon !
Finis les transvasements des liquides de moteur dans une cruche puis dans un bidon grâce à un entonnoir. Finis aussi les transports des bidons d’un coin à l’autre du dépôt. Des portiques qui permettent d’alimenter les véhicules en huile, antigel, lave-glace, etc. ont été placés à chaque poste de travail. Et pour récolter les vieilles huiles et les éliminer, on utilise des fûts maniables qu’on peut relier directement à une pompe. Économique et surtout pratique !


