Les Girls in Hawaii, des amoureux de la planète

Pour ce premier numéro, Terre En Commun a choisi de mettre en avant les actions pour la planète posées par l’un de nos groupes de rock wallons les plus attrayants, les Girls in Hawaii.

Nous les avons rencontrés aux Nuits du Botanique à Bruxelles et nous les reverrons aux Francofolies de Spa en juillet. Ambiance décontractée… et réelle envie d’agir pour la planète !

Vous avez enregistré votre dernier album au fin fond de la nature ardennaise. La nature est omniprésente dans l’univers graphique de vos CD. Peut-on vous considérer comme des amoureux de la planète ?

Pour créer nos albums, on a chaque fois eu besoin de se retrouver dans des endroits naturels, loin de l’agitation bruxelloise. La nature nous apporte le calme, la sérénité dont nous avons besoin pour notre inspiration.
Se trouver dans des endroits un peu inhabituels, c’est aussi se mettre en danger en quelque sorte, et donc sortir des choses qui sommeillent au plus profond de nous. Outre cet aspect propre à notre inspiration, nous sommes bien entendu préoccupés par la problématique de la préservation de l’environnement. Et nous sommes particulièrement vigilants.

Quels sont les gestes verts que vous accomplissez au quotidien en termes de mobilité et d’énergie ?

En ce qui concerne la mobilité, pour se déplacer à Bruxelles, rien de tel que le vélo pliable ! Presque chaque membre du groupe en a un. Nous évitons au maximum les trajets en voiture dans la capitale. En matière d’économie d’énergie, il faut savoir qu’un concert ‘bouffe’ pas mal de piles. Nous avons donc décidé d’utiliser désormais des piles rechargeables. C’est peut-être un peu moins fiable mais c’est bien plus respectueux de l’environnement.
Par ailleurs, nous avons été contactés par un village près de Couvin qui organise en automne un festival dont l’énergie est entièrement produite grâce à une éolienne que les habitants ont eux-mêmes co-financée. On a tout de suite trouvé ça intéressant et on a accepté sans hésiter leur invitation !

Des maisons de disques «vertes». Ca existe ?

Les gros labels n’ont pas encore trouvé de solutions réelles. Par contre, les plus petites maisons réfléchissent depuis longtemps à la problématique. Certaines agissent efficacement, en imprimant leurs pochettes avec de l’encre végétale ou sur des cartons recyclés, par exemple. On voit aussi que ça bouge au niveau des groupes. Radiohead, par exemple, organise lors de ses concerts un système de covoiturage pour éviter que trop de gens utilisent leur voiture pour aller les voir… C’est une idée à creuser !

En tournée, vous vous déplacez comment ?

Nous faisons toutes nos tournées en bus ou en camionnette. Le parcours est bien entendu réfléchi pour ne pas faire Amsterdam-Luxembourg via Marseille…

Comment améliorer votre côté «green» ?

On a encore pas mal de choses à mettre en place, même si c’est pas toujours évident de concilier ‘écologie’ et ‘budget’... On pourrait par exemple mettre à disposition des gens les piles que nous n’avons pas complètement vidées.

Un voeu pour l’avenir de la planète ?

Les décisions prises par le pouvoir nous semblent trop limitées. Ca ne va pas assez vite. C’est un peu pareil pour les entreprises qui se disent ‘vertes’ : des vendeurs de voitures qui consomment moins, mais juste un tout petit peu moins… Ce sont quand même des signes encourageants : les politiques, les entreprises et les gens réfléchissent de plus en plus à des solutions autour de ce thème. C’est bien d’utiliser de l’énergie verte, mais pour nous, il faut surtout apprendre à utiliser moins d’énergie tout court !

Les Girls in Hawaii au pouvoir, ça donnerait quoi ?

Sans hésiter : on supprimerait les voitures à l’intérieur de Bruxelles ! De grands parkings seraient placés aux entrées des grandes villes et un système de bus à l’intérieur permettrait aux voyageurs de s’y déplacer.

Avez-vous une volonté d’être des porte-parole engagés auprès des jeunes ?

Dans nos chansons, on parle pas mal de la beauté de la nature. Un bois, une forêt, des nuages, on aime rappeler que c’est beau. Nous avons une image un peu ‘verte’ due notamment à nos pochettes de CD. Même si on ne mêle pas opinion et musique, on participe quand même à des projets qui nous semblent pertinents en termes de préservation de l’environnement.

Votre agenda pour les mois à venir ?

Nous terminons une tournée entamée en début d’année. Là, on revient de l’Olympia. En été, nous serons présents dans pas mal de festivals, en Belgique et ailleurs.

L’agenda des Girls in Hawaii :
myspace.com/girlsinhawaii