Convention sur les changements climatiques : Cancún relance la confiance
La conférence des Nations Unies pour le changement climatique de Cancún s'est achevée le 10 décembre dernier. Les acteurs sont finalement parvenus à un accord équilibré qui montre l'importance du secteur des transports dans la réduction des gaz à effet de serre.
L’enjeu était de taille suite aux doutes qui planaient après l'échec de la convention de Copenhague sur le changement climatique. Après 10 jours de négociations, le défi semble relevé pour la conférence de Cancún, qui a été marquée par le mouvement, les négociations et les concessions.
Un climat serein
La Convention des Nations Unies sur les Changements Climatiques ne peut fonctionner qu’à l’unanimité. Depuis le Sommet de Copenhague, la confiance internationale était très affaiblie : chacun voyait en l’autre un ennemi. Dans ces conditions, le pessimisme était de mise. Un échec à Cancún aurait probablement achevé cette dernière, plongeant l’humanité dans une incertitude totale quand à l’avenir de la planète. Heureusement, Cancún n’a pas été un échec. La convention est toujours en état de marche et en ressort même renforcée de nouveaux instruments.
Soutiens financiers et technologiques
Cancún a permis d’engranger d’importantes avancées comme le transfert de technologies propres et le soutien aux efforts d’adaptation aux changements climatiques des pays en développement. Une exigence cruciale de ces derniers, qui ont obtenu la création d’un fond vert pour le climat. En contrepartie, les pays développés ont reçu des garanties quand à la transparence des efforts d’atténuation des pays en développement. Ils ont ainsi obtenu qu’ils inscrivent leurs actions dans un registre respectant des critères de transparence stricts.
Réductions d’émission : statu quo
Cancún ouvre ainsi la voie à de nouveaux investissements pour créer un secteur des transports innovant et investir dans la lutte contre le réchauffement climatique. Cependant, en matière de réduction d’émissions, la conférence s’est limitée à l’inscription des cibles que se sont données les pays développés. On n’a donc pas d’avancée sur ce point crucial. La conférence rappelle la nécessité de renforcer les mesures afin d’atteindre un niveau permettant de limiter la hausse des températures à 2 degrés, comme le préconisent la science et le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat).
Toujours des points de blocage
D’aucuns affirment qu’il s’agit d’un accord équilibré, qui reflète les positions nationales des différents pays tout en permettant de préparer un accord plus ambitieux pour l’année prochaine.
Il reste à espérer que les pays souhaiteront faire des efforts au niveau national en 2011, afin d’arriver à Durban avec de nouveaux éléments permettant d’aller un pas plus loin dans la bonne direction.


