Qu’est-ce que la VGP des engins de levage et de manutention agricoles ?

Depuis l’invention des appareils de levages et de manutention, le secteur de l’agriculture a connu une hausse de la production. Ces appareils ont considérablement facilité les travaux des agriculteurs (comme : la manipulation de bottes, semences, fumier, etc.) dans les exploitations agricoles. Cependant, posséder un tel appareil nécessite des investissements d’argent, mais aussi de temps. En effet, depuis la mise en place de l’arrêté du 1er mars 2004, une vérification de machines motorisées nommée VGP (ou vérifications globales périodiques) doit obligatoirement être réalisée.

Qu’est-ce qu’une VGP ?

La VGP des engins de levage et de manutention consiste à réaliser une vérification globale périodique des machines motorisées et des autres équipements de travail qui sont utilisés quotidiennement ou occasionnellement. Cette vérification concerne tous les chefs d’exploitation agricole possédant des engins de levage ou de manutention agricole en activité. Plusieurs machines sont concernées, à savoir : les tracteurs qui pèsent plus de 600 kg, les chariots élévateurs, les chargeurs frontaux, les chargeurs télescopiques, les pelleteuses, les mini-pelles, les tractopelles, etc. La VGP est effectuée tous les 6 mois pour les engins de levage et 12 mois pour les engins de manutention. Elle dure 30 à 45 min selon l’état du matériel.

En quoi consiste ce test et qui peut le réaliser ?

La VGP est un contrôle technique qui consiste à la vérifier la bonne conformité des équipements par rapport aux normes de sécurités optimales et aux consignes du fabricant. Cela permet également de déceler la moindre défaillance ou détérioration qui pourrait causer potentiellement des risques pour son utilisateur. En outre, cette vérification permet d’avoir une autorisation de continuité ou de cessation d’activité par rapport au résultat du test effectué. La vérification globale périodique ou VGP peut être réalisé par soi-même après avoir suivi une formation de haut niveau. Mais, on peut aussi faire appel à une personne qualifiée et plus compétente. La personne qui aura effectué cette tâche doit connaitre les aspects règlementaires liés à la prévention des risques. Elle doit en plus assumer la signature du rapport écrit délivré qui doit être attesté dans le domaine de la prévention des risques.

Quel risque prend-on si le matériel n’est pas vérifié ?

En manquant cette obligation, une personne peut être passible d’une amende de 3 750 euros multipliée par le nombre de salariés sur l’exploitation en cas de contrôle des inspections du travail. Cela peut aussi être un gros problème en cas d’accident, car l’absence de vérification est susceptible de voir sa responsabilité civile aggravée ou engagée. En plus, les assurances peuvent ne pas la prendre en charge en cas d’incident à l’ avenir. Et encore, une cessation d’activité des machines par les inspections du travail peut aussi être procédée à la suite du manquement de ce test.

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